Révélations
Bon c’est la rentrée et le temps des révélations car Clair de plume, m’a gratifié d’un stylish blogger award, elle est bien urbaine !
Il s’agit donc pour moi de vous dire deux trois choses sur ma délicieuse personne, accrochez-vous :
1)
Je suis infographiste
2)
Une des mes phrases fétiches est “c’est rien à faire” (en conséquence de quoi je ne fais pas grand chose) et l’avantage c’est que rien ne me faire peur style marcher sur l’eau, rénovation d’une vieille maison avec 100 ans de boulot, ou envisager de vivre en autarcie dans la nature alors que je suis une fille des villes que j’y connais rien et que la nature ça mouille et ça fait froid (mais c’est jolie). J’adore aussi faire les encombrants et ramener des vieux objets à rénover, qui viennent donc à leur tour encombrer la vieille maison, voir ci-dessous quelques merveilles en attente d’un regard de ma part. Ma deuxième phrase fétiche est “c’est le marasme”*.
Une petite table à décaper pour faire une table de dinette avant que sa future propriétaire ait 18 ans. (les jardinières sont aussi des encombrants et il est prévu que des choses poussent dedans, les graines sont déjà achetées et j’attends qu’elle sautent dans la terre qui met de la mauvaise volonté à sortir de son sac, lui aussi acheté)
Alors là c’est pas les encombrants, c’est un petit baby de table en bois crocromignon
que j’ai trouvé chez Emmaus pour 10 euros et qui attend un vernissage, un redressage de barre et un changement de tapis, pour l’instant les petits gars jouent sans nous.
Une vieille chaise que j’ai trouvé rigolote, un jour elle sera très jolie avec un tissu moderne
(elle a de la chance, elle a eu droit un début de décapage avec ma super recette de décapant).
*Spéciale dédicace à Lili.
3)
Voici mon livre anti-blues, lorsque j’en ai marre de l’humanité (et c’est souvent) et comme je ne crois pas en une justice humaine et doute fortement d’une divine, je me plonge dans ce livre et ça me fais du bien à chaque fois !

Résumé : Avec un humour fortement teinté de noir, Y. Paccalet prévoit que l’homme programme sa propre disparition en ne respectant pas son environnement, en saccageant terres et mers, en ne se préoccupant que de richesses et de pouvoirs. En fait, l’humanité n’obéit qu’à ses pulsions sexuelles, territoriales et hiérarchiques. Et quand elle aura disparu, la vie reprendra…
Bon ben voilà, je vais en rester là parce que je ne veux pas vous secouer trop d’un coup, bientôt d’autres infos sur wikileaks, mouarf ! Je ne refile la patate chaude des awards machin chose à personne car ceux que je connais sur le web l’on déjà fait alors servez-vous !
Le monolite
Ça y est, je l’ai enfin fait !
Des années de “je sais pas quoi jeter” de “je garde au cas ou” et toutes ces excuses qu’on trouve pour ne pas s’y atteler. Des relevés de comptes et souches de chéquiers d’une banque chez qui l’on n’est plus, des quittances de loyers d’un appart qu’on habite plus, des relevés d’assurance d’une voiture partie à la case depuis belle lurette et des tonnes de papiers qu’on se trimballe dans les déménagements. Au final 30 ans de papiers à trier, de quoi fuir en courant et de toujours repousser à l’année suivante.
2011 est enfin l’année du triage, j’ai acheté de nouveaux classeurs, et fais chauffer, avec jubilation, la machine à détruire la paperasse (vraiment car elle s’est bloquée plusieurs fois !) et tout, tout trié, reclassé et tout bien recyclé. Et voilà au final, ce que ça donne, un sac poubelle de 50 L pleins de chiquettes de papier . Des vieux chéquiers méticuleusement triés (un tas pour les couvertures à la poubelle à recycler, un tas pour ce qui est nominatif à passer à la déchiqueteuse et un tas pour les souches, trop intimes pour aller à la poubelle et trop grosses pour passer à la machine, elles serviront à allumer le feu cet hiver).

Il m’aura fallu deux jours pour cette tâche, un voyage dans le temps qui m’a fait faire un petit travail sur moi , avec à la clef des surprises précieuses qui font revenir à l’essentiel :
ps. : La liste officielle des papiers à conserver est sur http://vosdroits.service-public.fr/F19134.xhtml
The Big Man est mort
Clarence Clemons est mort, un pilier du E street band autant dire que le E street s’en va avec lui. Ses solos de saxo sont magiques et j’ai toujours des frissons sur son solo de Jungleland (et là encore c’est une vidéo ou ils sont vieux, allez voir celle-ci dans leur jeunesse c’était des bombes).
Je me souviens, j’ai dix sept ans, mon petit ami vient de me prêter l’album born to run. Je suis dans le salon de mes parents, je mets le vinyl sur la platine et … la foudre du rock & roll me tombe dessus.
Voir Clemons sur scène avec springsteen reste mes plus belles émotions de concert. Adieu l’artiste et merci, infiniment…
La meilleure émission politique du PAF
J’aime la politique, c’est mon père et mon grand-père qui m’ont refilé le virus. La politique c’est fondateur, la politique on en fait tous, chaque jour, comme l’autre faisait de la prose sans s’en rendre compte. Bref la politique c’est très important, il faut s’y intéresser sinon d’autres s’y intéresses à notre place et on voit ce que ça donne, Tempora mori, tempora mundis recorda*

Rassurez-vous je ne vais pas vous entretenir de mes opinions, on est pas en Amérique (quoique je trouve assez sain de pouvoir parler librement de ses choix, mais inversement en Amérique c’est le sexe qui est tabou ce que l’oligarche sexuel DSK n’avait pas bien compris ).
Comme j’aime la politique j’aime, lire, écouter et regarder les émissions sur le sujet (pour la plus grande joie de mon entourage). En matière de télé, j”en suis venue à la conclusion suivante : la seule vraie bonne émission politique du moment c’est le petit journal de canal +. Là on nous présente les personnages politiques honnêtement c’est à dire tels qu’ils sont. Empêtrés dans leurs contradictions, dans leurs mensonges, dans leurs compromissions et plus généralement dans une bêtise hallucinante. Les politiques se méfient comme de la peste du petit journal, ils cherchent à éviter et à composer avec ces journalistes, s’en est pitoyable. En plus, le petit journal c’est drolissime et avec cette émission l’année pré-électorale s’annonce savoureuse, en voici un extrait (dont la vidéo ne veut pas s’afficher sur wordpress grrrrrrrrrrr)
http://www.dailymotion.com/embed/video/
Pour son clip, l’UMP achète les vidéos d’une… par zap-tele
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* “Voilà. Et bien ça, par exemple, ça veut absolument rien dire, mais l’effet reste le même, et pourtant j’ai jamais foutu les pieds dans une salle de classe attention !“
Mademoiselle Greeny
Dans la même veine qu’autobio mais version féminine, voici Miss greeny. Sûre c’est du vécu ! Les écolos se reconnaitront dans les aventures vertes et désopilantes de cette petite famille.
http://mademoisellegreeny.blogspot.com/
voici le résumé :
Petit avant goût :


Louis de Funès, en voilà un qui était bien !
J’ai envie de faire une petite note sur Louis de Funès. Je viens de prendre sa biographie à ma biblio préférée. Elle est écrite par ses fils Patrick et Olivier, ce qui est très émouvant. Elle est intitulée : “Louis de Funès, Ne parlez pas trop de moi, les enfants ! Editeur : Le cherche midi.
D’abord petit hommage perso. J’aime bien l’acteur Louis de Funès. Ses films que je préfère sont les Fantomas, je ne m’en lasse pas ! Il fut un temps ou c’était ringard que d’aimer son travail, maintenant c’est furieusement tendance. Le landerneau des dictateurs du goût a toujours du retard à l’allumage. Ils ont enfin découvert qu’il était un génie comique, ce qu’un grand nombre de Français savait déjà !
Lorsque j’étais petite (dans un temps que les moins de 20 ans…), les vhs et autres dvd n’existaient pas. Comme ma famille n’avait pas les moyens d’aller souvent au cinéma, il fallait attendre que les films soient programmés à la télévision pour les voir. Et encore, pour les enfants ce n’était que le mardi, vendredi ou samedi soir, pour cause d’école (Cosette inside !).
Lorsque c’était un film de de Funès qui passait, c’était la joie ! Mes frères et moi nous mettions dans la chambre des parents pour regarder la tv. Il y avait un roulement, scrupuleusement surveillé par toute la fraterie, à savoir qui irait sur le lit des parents, qui sur le tapis. On rigolait bien, autant d’être ensemble que de voir le film. Ce sont des souvenirs d’enfance que je chéris.
Mais dans cette biographie, j’ai découvert des éléments qui me font encore d’avantage apprécier Monsieur de Funès. D’abord la préface étonnante est écrite par la célèbre éthologue Jane Godall, excusez du peu ! Elle aimait l’acteur, elle fait un parallèle entre les mœurs des grands singes et l’observation qu’avait Louis de funès des moeurs et mimiques des hommes.
Je savais que Louis de Funès adorait jardiner et qu’il était un écologiste avant l’heure , voilà ce qu’il disait (ça va te plaire chère Clair de Plume ;D ) :
(p.249/250) Je ne veux pas des ces saloperies d’engrais chimiques. Bientôt, il va falloir que les poireaux poussent en trois jours, et mesurent un mètre de haut ! Les coccinelles que je ramasse dans le parc avalent tous les pucerons, c’est parfait. Pas besoin d’insecticides, quelle horreur, ça empoisonne tous les oiseaux : Les vipères, c’est pareil : pourquoi les tuer ? Comme les autres serpents, elles nous débarrassent des petits rongeurs qui bouffent tout. Il n’y a qu’à regarder où l’on met les pieds. A force de tout détruire, un jour, on verra des musées où seront empaillés des écureuils, des hirondelles, des bergeronnettes… plein d’espèces communes qui auront disparu.
Hélas, c’est visionnaire !
Mais à travers ce livre, j’ai découvert qu’il détestait la chasse et les chasseurs :
(p.249/250) L’homme ne peut pas s’empêcher de tuer, mes enfants. Il faudrait que je joue le rôle d’un abruti qui tire sur tout ce qu’il voit. Pan ! un faisan tombera, pan ! un autre oiseau. Le bonhomme s’extasierait sur la beauté des oiseaux et en tuerait d’autres pour comparer les couleurs. Il ne manquerait plus que des publicités pour les marques de fusils, avec comme slogan : Perdrix, canards… Tremblez!”
(p.271) Le son, le bruit que vous détestez ? Les détonations des fusils de chasse.
et qu’il était donc un ami des animaux :
(p.263) Mon père aimait le cirque. Quand nous étions gosses, il nous y emmenait souvent. Je ne vais pas me mettre à disserter sur sa fascination pour l’auguste au nez rouge – il préférait d’ailleurs le clown blanc. Parlons plutôt des chimpanzés accoutrés comme des collégiens endimanchés. Ils couraient autour de la piste, suivis par des petits caniches enrubannés. Les spectateurs leur lançaient des quolibets.
“Ces pauvres bêtes seraient bien mieux dans leur forêt natales ! Quelle tristesse !” déplorait-il.(p.271) Le mot que vous détestez ? La mise à mort, y compris dans les corridas
Voilà donc qui achève de faire de moi une fan convaincue de Monsieur Louis de Funès.
Sur ce, je vous laisse cher(e)s lecteurs(trices). Tout ça m’a donné envie de revoir ses films et ses pièces de théâtre, j’espère à vous aussi.
Allez, au programme de ce soir un oscar, un pouic pouic, un hibernatus ou un petit Fantomas ?

La rose Louis de Funès
Aidons le Japon
Que dire sur ce désastre, d’abord une grande tristesse pour le peuple du Japon si fascinant, si paradoxal, si envoutant. Une grande colère aussi, la nature soit, on y peut rien et l’homme a toujours voulu vivre sur les terres fertiles des volcans, mais le nucléaire, là. Folie et orgueil que celui des hommes mais surtout rapacités financières. Si fier quand les centrales se construisent si pathétiquement impuissants devant les forces de l’atome lorsqu’elles deviennent hors contrôle.
Il parait que les dons pour aider se font moins facilement que pour d’autres catastrophes, la richesse du Japon brouille le message. Mais comment s’organise la solidarité là-bas ? Difficile de le savoir. Le film d’animation le tombeau des Lucioles, m’avait glacé le sang. Ces enfants livrés à eux-mêmes pendant la deuxième guerre mondiale, la froideur des adultes. Est-ce vraiment comme ça au Japon ?
Tant pis pour les aprioris et les fausses idées, il faut donner pour le Japon simplement par solidarité humaine. Point. Les possibilités de dons sont nombreuses d’abord par les institutions classiques croix rouge, Secours Populaire etc..
Mais beaucoup de petites initiatives existent aussi, j’en retiens deux particulièrement :
La ville de Rennes jumelée avec la ville de Sendaï, dévastée par le tsunami, a ouvert un compte pour recueillir les dons .
Et le site d’illustrateurs café salé qui a initié une vente de dessins pour venir en aide.
Enfin j’adresse des pensées de soutien et de solidarité à Crouty qui est l’auteur d’un blog bd The Crouty Family que je suis depuis des années. Elle est japonaise et vit en France depuis longtemps. J’imagine l’angoisse des Japonnais de France dans ces moments terribles. Courage !
Ps : Message à tous les spéculateurs de bourse qui sont en train de jouer financièrement sur le malheur du Japon. Si c’était moi, c’est vous que je mettrais dans le réacteur nucléaire pour boucher la fuite ! Vous me débectez !
Booste ton adrénaline avec France Culture
A ne pas rater sur France culture, les lectures du premier tome du best-seller MILLENIUM, “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” en podcast à télécharger ou ré-écouter ici.


Si les cons volaient…
Je vous invite à aller voir sur ce site comment les français de 1910 voyaient l’an 2000.
Cette image en particulier m’amuse beaucoup, ainsi la tirade d’Audiard “Si les cons volaient. tu serais chef d’escadrille” aurait pris tout son sens.







